Accompagnateur
de transformations



 

Changer de posture et sortir du « surtout pas de vague »

Ne pas confondre violence et conflit

Transformation individuelle et transformation sociale

Différents modes d’intervention possibles

La thérapie sociale


Changer de posture et sortir du « surtout pas de vague »

La mise du couvercle sur la marmite est une expertise bien plus répandue que celle qui consiste à "l’ouvrir" en confiance. Autrement dit, la compétence qui consiste à minimiser, éviter, étouffer, contourner les conflits est fortement répandue. Au moins autant d’ailleurs que celles qui consistent à se soumettre, à manipuler ou à dénigrer et rejeter.

Face au conflit ou au risque - fantasmé ou réel - de conflit c’est bien souvent la peur (de ne pas être aimé, d’être exclu, d’être jugé et que ce soit au final pire qu’avant) et le malaise qui dominent.

Rare d’entre nous on appris à accueillir le conflit, saluer son existence et en faire quelque chose.
Et ce, alors même que traiter un conflit et le dépasser, suppose, dans un premier mouvement, de l’accepter et de le reconnaître. C’est donc à un changement profond de nos croyances, regards et pratiques à laquelle nous sommes conviés.

 

Ne pas confondre violence et conflit

Ce changement sera d’autant plus facile à opérer que les frontières entre les notions de violence et de conflit seront clairement délimitées.

Le conflit naît d’une divergence d’intérêts, de points de vue, de valeurs, de manières de voire ou de faire entre deux personnes qui se reconnaissent chacune une part d’humanité « nous ne sommes pas d’accord mais cela ne nous empêche de nous comprendre et de nous respecter ». Il devient violent lorsque celle-ci est niée « ce n’est pas quelqu’un digne d’importance », lorsque l’on  voit l’autre à travers une identité figée « il est comme cela et ça ne changera pas » ou lorsque des identités de rôle ou d’appartenance transcendent l’identité de la personne dans la vision que peut s’en faire l’autre « c’est un délinquant » ou «  il faut le savoir, les chinois sont comme cela ».

L’abandon, l’humiliation et la maltraitance sont à l’origine de comportements violents, là où le conflit suppose l’expérience de la confrontation bienveillante.

Aussi, pour créer les conditions favorables à la transformation de  la violence en conflit, il s’agit de cheminer et, progressivement, accepter là la fois qu’une part de violence et de haine  est enfuie en chacun d’entre nous, qu’ils ne sont pas des maux en dehors de nous et que la violence est une solution pour répondre à un besoin qui n’a pas su trouver d’autres voies pour être satisfait.

 

Transformation individuelle et transformation sociale

Changer les individus ou changer la structure ? Agir au niveau des structurants ou procès organisationnels inopérants ou accompagner les individus eux mêmes ? Choisir l’un et l’autre plutôt que l’un où l’autre. En effet, aider les personnes à mieux supporter le malaise ambiant ou changer les structurants de l’organisation sans  accompagner les personnes n’apporte guère de guérison durable. Face à la complexité, il devient urgent d’inventer des modes opératoires qui la prennent en compte. Dans chaque nouvelle situation. A chaque étape du processus.

 

Différents modes d’intervention possibles

Il est urgent d’inventer, d’ajuster de tricoter des dispositifs pouvant aider à faire efficacement aux difficultés rencontrées. Il serait en même temps insensé de ne pas s’appuyer sur l’expérience cumulée en la matière.

Si le type d’intervention proposée variera en fonction de la nature du conflit : intra-individuel, inter-individuels, intra-groupe ou inter-groupes. L’ampleur de l’intervention dépendra, elle, de son niveau d’intensité.

Concrètement, un coaching individuel, une intervention en médiation et une intervention en thérapie sociale constituent autant de voies, d’options possibles pour faire face/dépasser/dénouer/réguler/régler un conflit.

Dans une optique préventive, la formation peut également être une manière de répondre à une volonté de cheminer individuellement ou collectivement vers la compréhension des obstacles et conditions favorables à la coopération.

 

La thérapie sociale

(Extraits de la définition  donnée par Charles Rojzman, fondateur de la démarche)

«Dans une société touchée par différentes formes de souffrances et de violence la thérapie sociale vise à rétablir la confiance et la communication entre des personnes et des groupes séparés par des méconnaissances, des peurs et des préjugés. Elle s’attache à créer des dispositifs susceptibles d’aider les conflits et les souffrances sociales à se dire, donc à se transformer, mais aussi à déclencher des changements institutionnels (…)

(…) La thérapie sociale n’est pas une psychothérapie de groupe car son objectif n’est pas la guérison des individus mais la guérison des liens de coopération et de vivre ensemble entre les individus. Elle est une thérapie parce qu’elle utilise des outils et des pratiques issues de la psychothérapie. Elle l’est également parce que le thérapeute sociale reste un intervenant à part bien plus proche du psychothérapeute que de l’animateur de groupe ou du médiateur. Il peut exercer qu’à la condition d’avoir lui même travaillé sur ses peurs, sa violence, son impuissance et ses propres difficultés à vivre ou travailler avec d’autres (…). Sa posture au sein du groupe est celle du « guérisseur blessé ». La méthode est aussi sociale dans la mesure où elle cherche à améliorer les modes du « vivre ensemble » et aider les individus à transformer leurs organisations(…).

La thérapie sociale est une approche nouvelle qui se donne pour ambition de proposer à la fois une éducation à la vie civique, une psychothérapie du lien et une approche pour susciter l’intelligence collective et permettre la résolution de problèmes complexes »

 

Invitations pour aller plus loin:

-         Prendre contact avec Sébastien Weill, consultant associé Relayance et membre de l’association française de thérapie sociale

-         Coups de cœur Relayance livres et films

-         RDV sur le site www.institut-charlesrojzman.com

 


Regards sur la violence et le conflit : Coups de cœur Relayance